La vente à emporter : roue de secours ou vraie solution pour sauver le CA des restaurateurs ?

colis à emporter restaurant

Après un été en demi-teinte dans les restaurants français, le moral des professionnels vacille.
Les fermetures partielles ou totales se multiplient, comme en Guadeloupe et à Aix-Marseille, où ces annonces sont vécues comme de véritables coups de massue.

Dans ce climat plutôt morose, les restaurateurs encore debout s’interrogent : et si c’était le bon moment pour développer la vente à emporter ? 


Le développement à marche forcée de la vente à emporter 


Vendre ou ne pas vendre à emporter ?

Durant les longues semaines de confinement, des restaurateurs se sont essayés tant bien que mal à la vente à emporter.

Celle-ci était bien plus simple à mettre en place que la livraison à domicile, qui suppose une vraie logistique, ou des commissions conséquentes à verser aux plateformes de livraison.

Pour certains restaurateurs comme Viviane André, gérante du Petit Stéphanois près de Remiremont, la vente à emporter allait de soi.
Avant le confinement, elle livrait déjà régulièrement des repas à domicile à des personnes âgées ou isolées. Dès les premiers jours, elle annonce donc sur la page Facebook de son restaurant la possibilité de repas à retirer sur place.

Livraison à domicile ou plat à emporterNotre restaurant le Petit Stéphanois ne peut malheureusement vous servir à…

Publiée par Le petit stephanois sur Dimanche 15 mars 2020


Cette vente improvisée en “Facebook & collect” lui a permis de travailler un peu. Suffisamment en tout cas pour valoriser son stock de produits périssables et ne pas trop jeter.
Mais la vente à emporter, c’était avant tout pour elle une solution pour garder le moral et le contact avec ses clients, en vue de la réouverture.     


Des ventes à emporter très médiatisées. Mais pour quel bilan ?

Au fil des semaines, les journaux répercutent de plus en plus les initiatives des restaurateurs. Toutes les branches de la profession semblent s’y mettre, du bistrot du coin aux restaurants gastronomiques.

Mais si la vente à emporter éveille la curiosité, elle reste assez marginale dans les faits. Une enquête de l’UMIH révèle qu’après un mois de confinement, seuls 4,1 % des établissements proposent des plats à emporter, contre 2,3 % pratiquant la livraison à domicile.

Vendre à emporter pendant le confinement supposait de posséder ou de dénicher une logistique adaptée (approvisionnements, contenants, masques, gel hydroalcoolique…).
Mais dans ces conditions très dégradées, l’équation économique a semblé insoluble pour beaucoup de restaurateurs.
Entre le niveau des ventes difficile à anticiper et d’éventuels salariés à rappeler, l’équilibre financier de l’opération n’allait pas de soi !

Au final, dans le meilleur des cas, la vente à emporter a permis de sauver 20 % du CA habituel des restaurateurs. Ça n’est donc pas la panacée, même si la vente à emporter a représenté pour certains une vraie bouffée d’air frais, financière et psychologique.


Les bonnes pratiques pour réussir dans la vente à emporter

S’il n’y a pas de recette magique, quelques leçons assez nettes se dégagent des expériences contrastées de vente à emporter durant le confinement.


Avoir vraiment envie de se lancer

Pour prendre goût à la vente à emporter, vous devez la considérer dès le départ comme une activité à part entière. 

Vendre à emporter suppose de trouver des solutions originales pour que le consommateur retrouve à la maison la cuisine de votre restaurant — mais sans votre salle et son atmosphère unique.

Si pour vous, c’est seulement un crève-cœur pour tenter de faire face aux charges, ça a peu de chances de fonctionner…


Réussir à rassurer le consommateur

Le gouvernement a décliné une version spécifique des règles sanitaires pour la vente à emporter.

règles vente à emporter


Au-delà du protocole, il s’agit surtout de rassurer le consommateur sur la qualité de ce qu’il trouvera dans la barquette ou le colis. L’expérience de dégustation de votre client est primordiale : packaging, aspect, saveurs, couverts, etc.

Comme souvent en restauration, une photo bien choisie vaut 1000 mots. Les chefs les plus prudents prévoient également une notice de réchauffage ou des conseils de présentation. 


Choisir entre une carte spécifique ou allégée

Votre carte de plats à emporter mérite elle aussi réflexion. Tous les plats ne s’emportent pas, et certains se réchauffent très mal.

Pour que l’activité soit réussie et rentable, vous pouvez alléger votre carte actuelle ou construire une carte spécifique, à partir d’ingrédients déjà largement présents au menu.

Certains restaurateurs comme Le Borsalino à Wambrechies proposent sur leur site internet 2 cartes : la carte sur place et la carte à emporter. D’autres, comme Viviane André, annoncent tout simplement jour après jour le nom des plats à emporter sur Facebook.

Grâce à Mizogoo, vous pouvez aussi télécharger et diffuser gratuitement en ligne autant de cartes que vous voulez… dont votre carte de plats à emporter. Retrouvez ici le mode d’emploi très facile en vidéo.      


Communiquer, encore et toujours !

Vous l’aurez compris, pour que la vente à emporter fonctionne, il faut communiquer largement sur les plats proposés, les modes de réservation et les créneaux de retrait !

Pour ça, tous les moyens sont bons :

  • Annoncer la vente à emporter via un affichage dédié ou une ardoise sur le trottoir.
  • Poster les plats disponibles sur Facebook ou Instagram.
  • Mettre à jour votre site internet.
  • Annoncer la vente à emporter sur votre fiche Google My Business.

Et bien sûr, inviter vos clients à consulter votre carte à emporter en ligne grâce au QR Code gratuit Mizogoo !

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